Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil est un trouble fréquent qui peut être très grave. Pendant l’apnée du sommeil, votre respiration cesse ou devient très superficielle pendant que vous dormez. Chaque pause dans la respiration dure entre 10 et 20 secondes. Ces pauses peuvent survenir 20 à 30 fois sur plus d’une heure.

La forme la plus répandue d’apnée du sommeil est l’apnée obstructive du sommeil. Pendant le sommeil, l’air ne rentre pas suffisamment dans vos poumons par votre bouche ou votre nez même lorsque vous essayez de respirer. Lorsque cela se produit, le taux d’oxygène dans votre sang peut chuter. Une respiration normale recommence ensuite avec une inspiration bruyante ou un bruit de suffocation.

Lorsque votre sommeil est perturbé la nuit, vous pouvez être très fatigué la journée. Avec l’apnée du sommeil, votre sommeil n’est pas reposant car :

  • Ces courts épisodes de résistances bronchiques accrues (et les pauses respiratoires) se produisent un grand nombre de fois.
  • Votre taux d’oxygène dans le sang peut brièvement chuter.
  • Vous sortez d’un sommeil profond et entrez dans un sommeil léger plusieurs fois durant la nuit, ce qui engendre un sommeil de mauvaise qualité.
    • Les personnes atteintes d’apnée du sommeil ont souvent une respiration bruyante. Cependant, les personnes qui ronflent ne souffrent pas toutes forcément de l’apnée du sommeil. Certaines personnes qui sont atteints d’apnée du sommeil ne savent pas qu’ils ronflent.

      • l’apnée du sommeil survient le plus souvent chez les personnes en surpoids, mais même les personnes minces peuvent en souffrir.
      • La plupart des personnes ne savent pas qu’ils souffrent de l’apnée du sommeil. Ils ne sont pas conscients qu’ils ont des problèmes de respiration pendant leur sommeil.
      • C’est souvent un membre de la famille ou la personne qui partage le lit de la personne concernée par ce trouble qui remarque en premier les symptômes de l’apnée du sommeil.

      Non traitée, l’apnée du sommeil peut augmenter le risque d’avoir une pression artérielle élevée et même de faire une crise cardiaque ou un accident cérébrovasculaire. Non traitée, l’apnée du sommeil peut également accroître le risque d’avoir du diabète et celui d’avoir des accidents sur son lieu de travail et des accidents de voiture.

Quelles sont les causes de l’apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil survient lorsque l’air ne pénètre pas suffisamment dans vos poumons pendant votre sommeil. Lorsque vous êtes éveillé, et normalement pendant votre sommeil, les muscles de votre gorge maintiennent votre gorge ouverte, ce qui permet à l’air de pénétrer dans vos poumons. Dans le cas de l’apnée obstructive du sommeil, la gorge se ferme brièvement, ce qui engendre des pauses dans votre respiration. Ces pauses dans votre respiration peuvent causer une chute de votre taux d’oxygène dans le sang. Cela se produit dans les conditions suivantes :

  • Les muscles de votre gorge et de votre langue se relâchent plus qu’à la normale.
  • Vos amygdales et vos végétations sont grosses.
  • Vous êtes en surpoids. Les tissus mous supplémentaires de votre gorge rendent plus difficile le maintien de votre gorge ouverte.
  • La forme de votre tête et de votre nuque (structure osseuse) a pour résultat une voie aérienne plus étroite dans votre bouche et votre gorge.

Avec une gorge fréquemment obstruée de façon entière ou partielle pendant le sommeil, l’air ne peut pas suffisamment pénétrer dans vos poumons, même si vous vous efforcez continuellement de respirer. Votre respiration peut devenir difficile ainsi que bruyante, et peut même s’interrompre pendant de courtes périodes (apnées).

L’apnée centrale est une forme rare de l’apnée du sommeil qui se produit lorsque la zone de votre cerveau qui contrôle votre respiration n’envoie pas les signaux corrects aux muscles respiratoires. Ensuite, aucun effort n’est fait pour respirer pendant de courtes périodes. Les ronflements ne surviennent généralement pas pendant l’apnée centrale.

Qui sont les personnes les plus susceptibles d’être touchées par l’apnée du sommeil ?

Tout le monde peut être touché par l’apnée du sommeil.

Selon les estimations, plus de 12 millions d’Américains souffrent de l’apnée obstructive du sommeil. Plus de la moitié des personnes souffrant de l’apnée du sommeil sont en surpoids, et la plupart ronflent bruyamment.

L’apnée du sommeil est plus répandue chez les hommes. Un homme sur 25 et une femme sur 50 souffrent d’apnée du sommeil qui est responsable de leur grande fatigue pendant la journée. L’apnée du sommeil est plus répandue chez les Afro-américains, les Hispaniques, et les habitants des îles pacifiques que chez les blancs. Si quelqu’un dans votre famille souffre d’apnée du sommeil, vous êtes plus susceptible de développez ce trouble que quelqu’un qui n’a aucuns antécédents familiaux.

Les personnes qui sont le plus susceptibles de souffrir de l’apnée du sommeil :

  • Ronflent bruyamment.
  • Sont en surpoids.
  • Ont une pression artérielle élevée.
  • Leur nez, leur gorge ou leur bouche ont une voie aérienne de taille étroite. Cela peut être causé par la forme de ces derniers ou par des états médicaux causant des congestions dans ces zones, tels que rhume des foins ou autre allergies.
  • Ont des antécédents familiaux d’apnée du sommeil.

L’apnée obstructive du sommeil peut également survenir chez les enfants qui ronflent. Si votre enfant ronfle, vous devez en parler avec le médecin de votre enfant ou un professionnel de la santé.

Quels sont les signes et les symptômes de l’apnée du sommeil ?

Les symptômes les plus fréquents de l’apnée du sommeil sont :

  • Ronflement bruyant
  • Suffocation ou souffle coupé pendant le sommeil
  • Lutte contre la somnolence la journée (même au travail ou au volant de votre voiture)

Les membres de votre famille peuvent remarquer les symptômes avant vous. Il est probable que vous ne soyez pas conscient que vous avez des problèmes de respiration pendant que vous dormez.

D’autres symptômes de l’apnée du sommeil peuvent inclure :

  • Maux de tête le matin
  • Problèmes de mémoire ou d’apprentissage
  • Irritabilité
  • Incapacité à se concentrer sur votre travail
  • Changements d’humeur ou changements de personnalité ; peut-être la sensation d’être déprimé
  • Gorge sèche au réveil

Comment est diagnostiquée l’apnée du sommeil ?

Votre docteur procédera à un examen médical et relèvera vos antécédents familiaux, ce qui comprend poser des questions à vous et à votre famille sur comment vous dormez et comment vous fonctionnez la journée. Pendant l’examen médical, votre médecin examinera les tissus supplémentaires ou grands de votre bouche, de votre nez et de votre gorge ; par exemple les amygdales, l’uvule palatine (le tissu qui pend au milieu et au fond de la bouche) et le palais mou (la voûte palatine au fond de la gorge).

Votre docteur pourrait demandé un tracé du sommeil qui révèle comment est votre respiration lorsque vous dormez. Un tracé du sommeil est un test qui est souvent fait dans un centre du sommeil ou un laboratoire de sommeil, qui peut être rattaché un hôpital. Vous pourriez passer toute une nuit dans un centre du sommeil, bien que les études du sommeil sont parfois faites à la maison. Le tracé du sommeil le plus souvent utilisé pour savoir si vous souffrez de l’apnée du sommeil est appelé un polysomnogramme ou polysomnographie. Ce test enregistre :

  • L’activité cérébrale
  • Le mouvement des yeux
  • L’activité musculaire
  • La respiration et la fréquence cardiaque
  • Le volume d’air qui rentre et sort de vos poumons pendant que vous dormez
  • Le taux d’oxygène dans votre sang

Une polysomnographie est indolore. Vous allez dormir comme d’habitude. Le personnel du centre du sommeil contrôlera votre sommeil toute la nuit. Les résultats de votre polysomnographie seront analysés par un médecin spécialisé dans le sommeil pour déterminer si vous souffrez d’apnée du sommeil, à quel point celui-ci est grave et quel traitement peut être recommandé.

Dans certaines circonstances, la polysomnographie peut être faite à la maison. Un dispositif de contrôle à domicile peut être utilisé pour enregistrer votre fréquence cardiaque, le volume d’air qui rentre et sort de vos poumons, le taux d’oxygène dans votre sang, et vos efforts pour respirer. Pour ce test, un technicien viendra à votre domicile et vous aidera à mettre en place le dispositif de contrôle que vous porterez toute la nuit. Vous irez vous coucher comme d’habitude, et le technicien reviendra le lendemain matin pour reprendre le dispositif de contrôle et envoyer les résultats à votre médecin.

Une fois les tests effectués, le médecin spécialisé dans le sommeil vous fait un compte-rendu des résultats et travaillera avec vous et votre famille pour élaborer un programme de traitement. Dans certains cas, vous pourriez également avoir besoin de voir un autre médecin pour l’évaluation de :

  • Problèmes aux poumons (traités par un pneumologue)
  • Problèmes avec le cerveau ou les nerfs (traités par un neurologue)
  • Problèmes de coeur ou de pression artérielle (traités par un cardiologue)
  • Problèmes à la gorge, au nez ou aux oreilles (traités par un oto-rhino-laryngologiste)
  • Problèmes de santé mentale, tels que anxiété ou dépression (traités par un psychologue ou un psychiatre)

Comment est traitée l’apnée du sommeil ?

Le traitement est destiné à restaurer une respiration régulière pendant la nuit et à réduire les symptômes, tels que le ronflement très bruyant et la somnolence pendant la journée. Le traitement servira également à traiter les problèmes médicaux associés, tels que la pression artérielle élevée, et réduira le risque de faire une crise cardiaque ou un accident cérébrovasculaire.

Si la forme d’apnée du sommeil dont vous souffrez est bénigne, quelques changements dans vos activités ou vous habitudes quotidiennes sont peut-être tout ce qui est nécessaire :

  • Évitez l’alcool, la cigarette, et les médicaments qui font dormir. Ils compliquent le maintien de votre gorge ouverte pendant que vous dormez.
  • Perdez du poids si vous êtes en surpoids. Même une petite perte de poids peut réduire vos symptômes.
  • Dormez sur le côté au lieu du dos. Dormir sur le côté aide votre gorge à rester ouverte.

Les personnes souffrant d’une apnée du sommeil modérée à grave auront également besoin d’adopter ces changements. Ils auront également besoin d’autres traitements, tels que :

Ventilation spontanée en pression positive continue

La ventilation spontanée en pression positive continue est le traitement le plus fréquent pour l’apnée du sommeil. Pour ce traitement, vous portez un masque sur votre nez pendant votre sommeil. Le masque souffle de l’air dans votre gorge à un niveau de pression approprié. La pression accrue d’air dans les voies aériennes maintient votre gorge ouverte pendant que vous dormez. La pression de l’air est ajustée de sorte qu’elle soit suffisante pour empêcher les voies aériennes de devenir trop étroites pendant le sommeil.

Traiter l’apnée du sommeil peut vous aider à cesser de ronfler. La fin des ronflements ne signifie pas que vous ne souffrez plus de l’apnée du sommeil ou que vous pouvez cesser d’utiliser la ventilation spontanée en pression positive continue.

L’apnée du sommeil reviendra si vous cessez la ventilation spontanée en pression positive continue ou si vous ne l’utilisez pas correctement. Généralement, un technicien vient à votre domicile pour vous apporter l’équipement nécessaire à la ventilation spontanée en pression positive continue. Le technicien l’installera et la réglera selon les recommandations de votre médecin.

La ventilation spontanée en pression positive continue peut avoir des effets secondaires chez certaines personnes. Certains de ces effets secondaires sont :

  • Nez sec et bouché
  • Irritation de la peau du visage
  • Ballonnements
  • Irritation des yeux
  • Maux de tête

Si vous ressentez l’un des effets secondaires de la ventilation spontanée en pression positive continue, parlez-en avec votre médecin spécialisé dans le sommeil et le technicien. Ensemble, vous pourrez trouver quelque chose pour réduire ces effets secondaires, comme :

  • Utiliser un spray nasal pour remédier aux nez secs, bouchés ou qui coulent.
  • Modifier la configuration de la ventilation spontanée en pression positive continue.
  • Ajuster la taille/la position du masque.
  • Humidifier davantage l’air lorsqu’elle passe dans le masque.
  • Utilisez une unité de pression C.P.A.P. qui peut automatiquement ajuster la pression de l’air au niveau qui est requis pour maintenir les voies aériennes ouvertes.
  • Utilisez une unité de pression C.P.A.P. qui débutera avec une pression d’air faible et qui augmentera progressivement la pression de l’air au fur et à mesure que vous vous endormez.

Les personnes souffrant des symptômes graves de l’apnée du sommeil se sentent généralement mieux une fois qu’il commence la ventilation spontanée en pression positive continue. Lorsque vous utilisez ce traitement, il est très important que vous soyez suivi par votre médecin. Si vous ressentez des effets secondaires, parlez-en à votre médecin.

Dispositifs dentaires

Un dispositif dentaire (dispositif oral) peut être bénéfique pour les personnes souffrant d’une apnée du sommeil bénigne. Certains docteurs peuvent également le recommander si vous ronflez bruyamment, mais que vous ne souffrez pas de l’apnée du sommeil.

Un dispositif dentaire en plastique et fait sur mesure sera conçu par un dentiste ou un orthodontiste. Un orthodontiste est un spécialiste qui est chargé de corriger les dents ou les problèmes de mâchoires. Le dispositif dentaire s’adaptera à votre mâchoire inférieure et à votre langue pour vous aider à maintenir la voie aérienne de votre gorge ouverte pendant que vous dormez. L’air peut alors facilement pénétrer dans les

Les effets secondaires éventuels du dispositif dentaires sont des dommages causés à vos :

  • Dents
  • Gencives
  • Mâchoires

Consultez votre dentiste ou votre orthodontiste pour vous assurer que vous ne souffrez pas des effets secondaires et que votre dispositif dentaire est bien placé.

Chirurgie

Certaines personnes souffrant de l’apnée du sommeil peuvent bénéficier de la chirurgie. Le type de chirurgie dépend de la cause de l’apnée du sommeil.

  • On peut recourir à la chirurgie pour enlever les amygdales et les végétations si elles obstruent la voie aérienne. Cette chirurgie est particulièrement bénéfique pour les enfants.
  • L’ uvulopalatopharyngoplastie (U.P.P.P.) est une chirurgie qui retire les amygdales, l’uvule palatine (le tissu qui pend au milieu et au fond de la voûte palatine), et une partie du palais mou (la voûte palatine au fond de votre gorge). Cette chirurgie n’est efficace que pour certaines personnes souffrant de l’apnée du sommeil.
  • L’ uvulopalatopharyngoplastie au laser est une chirurgie qui peut stopper les ronflements mais qui n’est probablement pas efficace pour traiter l’apnée du sommeil. L’uvule palatine et une partie du palais mou sont retirées au laser. Étant donné que cette chirurgie met fin au principal symptôme de l’apnée du sommeil (les ronflements), il est important d’avoir au préalable une étude du sommeil.
  • La trachéostomie est une chirurgie utilisée pour les apnées du sommeil graves. Un petit trou est fait dans la trachée et un tube y’est inséré. L’air circulera à travers le tube jusqu’aux poumons. Cette chirurgie est très efficace et est nécessaire chez les patients qui n’ont pas répondu aux autres traitements.

Les autres chirurgies possibles pour certaines personnes souffrant de l’apnée du sommeil sont :

  • Reconstruction de la mâchoire inférieure
  • Chirurgie du nez
  • Chirurgie pour traiter l’obésité

Actuellement, il n’existe aucuns médicaments pour traiter l’apnée du sommeil.

Vivre avec l’apnée du sommeil

Suivre un traitement contre l’apnée du sommeil et les conseils de votre médecin peuvent vous aider vous et les membres de votre famille.

  • Suivre un traitement contre l’apnée du sommeil peut réduire vos ronflements et améliorer votre sommeil.
  • Traiter votre apnée du sommeil vous aide à vous sentir reposé durant la journée.
  • Beaucoup de personnes réduisent leur apnée du sommeil en adoptant des changements bons pour leur santé, tels que arrêter de fumer ou perdre du poids.
  • Certaines personnes ont besoin de porter un masque la nuit pour aider leur gorge à rester ouverte et améliorer leur respiration.
  • Quelques personnes auront besoin d’avoir recours à la chirurgie pour retirer les amygdales et les végétations, une partie de l’uvule palatine (le tissu qui pend au milieu et au fond de la voûte palatine), et une partie du palais mou (la voûte palatine au fond de votre gorge), qui peuvent obstruer la voie aérienne.
  • Un suivi régulier et continu est nécessaire : votre médecin spécialisé dans le sommeil s’assurera que votre traitement fonctionne et que vous ne ressentez aucuns effets secondaires.

Que peut faire votre famille pour vous aider ?

Souvent, les personnes qui souffrent de l’apnée du sommeil n’en ont pas conscience. Ils ne savent pas que leur respiration cesse et qu’elle recommence plusieurs fois pendant leur sommeil. Les membres de la famille ou les personnes qui partagent le lit de la personne concernée par ce trouble sont généralement les premiers à remarquer que la personne ronfle et cesse de respirer pendant qu’elle dort.

Il existe beaucoup de choses que les membres de la famille peuvent faire pour aider une personne qui souffre de l’apnée du sommeil :

  • Lui dire qu’il ou elle ronfle bruyamment pendant son sommeil ou que sa respiration cesse et reprend
  • Encourager la personne à chercher une aide médicale
  • Aider la personne à suivre le programme de traitement du médecin, y compris la ventilation spontanée en pression positive continue (C.P.A.P.)
  • S’assurer que la personne met bien son masque avant de dormir
  • Fournir un soutien émotionnel
  • L’aider à remplir les papiers de l’assurance

L’apnée du sommeil peut être très grave. En raison de leur somnolence, les personnes souffrant de l’apnée du sommeil sont exposées à un risque plus élevé d’accidents de voiture, d’accidents sur leur lieu de travail, et d’autres problèmes médicaux. Il est important que les personnes souffrant de l’apnée du sommeil voient un médecin pour traiter et contrôler leur trouble du sommeil.

Le traitement peut améliorer la santé générale et le bonheur d’une personne, ainsi que la qualité du sommeil à la fois de la personne concernée par ce trouble et sa famille.

Avec l’autorisation du NHLBI

2nd article :

Ci-dessous – contribution originale.

L’apnée obstructive du sommeil, également appelée simplement apnée du sommeil, catégorie plus large à laquelle elle appartient, est un trouble du sommeil au cours duquel les tissus de la gorge s’affaissent et empêchent l’air de pénétrer dans les poumons. Cela est causé par le processus d’affaiblissement musculaire naturel pendant la nuit. Elle est la forme la plus répandue d’apnée du sommeil, affectant 20% des adultes, mais beaucoup de cas ne sont pas diagnostiqués.

Le degré de l’interruption de la circulation de l’air et le nombre de fois que cela se produit au cours d’une nuit normale varient en fonction de chaque patient. Certains patients ne ressentent que des symptômes bénins, souvent des ronflements, d’autres souffrent de blocages complets qui interrompent leur sommeil et qui sont appelé activations neurologiques. Celles-ci peuvent ou non causer le réveil complet de la personne, mais de façon invariable elles engendrent un manque du sommeil.

L’apnée obstructive du sommeil peut affecter tout le monde, peu importe l’âge ou le sexe, et est un effet secondaire fréquent de l’obésité. L’augmentation des tissus de la gorge chez ces individus accroît la probabilité de blocage plus sévère dû au relâchement des muscles.

Contrairement aux adultes, l’apnée obstructive chez les enfants est plus répandue chez les enfants menus, et est généralement causée par les amygdales ou les végétations.

Les symptômes indiquant que vous pouvez souffrir de l’apnée du sommeil peuvent comprendre un sommeil agité, l’irritabilité, la perte de mémoire, la dépression, l’anxiété et les changements d’humeur soudain. Sa détection chez les enfants repose le plus fréquemment sur les extrêmes du niveau d’énergie ; l’enfant est excessivement fatigué ou est hyperactif. Le symptôme de l’apnée obstructive du sommeil le plus généralisé et le plus facile à détecter chez les adultes est le ronflement, une conséquence directe de la chute de la circulation de l’air dans les poumons. Il doit être noté que le ronflement est seulement un précurseur possible de l’apnée obstructive du sommeil, et que certains ronflements ne sont absolument pas liés à ce trouble du sommeil.

Si vous pensez souffrir de l’apnée obstructive du sommeil, vous devriez contacter une clinique du sommeil et programmer une étude du sommeil pour évaluer votre état. L’apnée obstructive du sommeil est un trouble sérieux qui peut potentiellement menacer votre vie, et ne doit pas rester non diagnostiqué.

Votre séjour de nuit à la clinique du sommeil sera surveillé par un technicien du sommeil, et est dirigé par une polysomnographie, lors de laquelle des capteurs seront placés à différents endroits de votre corps pour aider à détecter toutes anomalie durant votre sommeil. Cela peut être tout et n’importe quoi, allant des ronflements, des apnées et des réveils, à la position du corps et aux mouvements des jambes.

Une fois les résultats de ce test obtenu, votre médecin ou le technicien du sommeil peut avoir besoin de faire avec vous une recherche de suivi pour tenter de déterminer depuis quand vous souffrez de l’apnée obstructive du sommeil et si des changements récents dans votre mode de vie ont pu y contribuer. La prise de poids ou une consommation accrue d’alcool ou de drogues sont les causes principales à l’augmentation des symptômes de l’apnée obstructive du sommeil.

Une fois l’apnée obstructive du sommeil diagnostiquée, il existe différentes méthodes de traitement pour réduire ou supprimer son apparition. Lorsque l’apnée obstructive du sommeil a été causée par des choix de mode de vie, une simple modification de ceux-ci peut être recommandé. Éviter l’alcool, les drogues ou certains médicaments, tout ce qui peut excessivement détendre les muscles pendant le sommeil et mener à un affaissement de la voie aérienne, est vital. La perte de poids chez les personnes en surpoids, et l’arrêt de la cigarette chez les fumeurs sont également des traitements possibles. Des oreillers spécialisés et autres dispositifs peuvent également être utilisés pour empêcher que la personne dorme sur le dos.

Si ces méthodes conservatrices ne fournissent pas les résultats désirés, ou si elles se révèlent ne pas être appropriées, une intervention physique est susceptible d’être nécessaire.

La première et la plus répandue des interventions prescrites est la ventilation spontanée en pression positive continue (C.P.A.P.). Un appareil respiratoire fournit une quantité constante d’air à travers un masque porté sur le nez et la bouche. Le pression de l’air de cette technique force les voies aériennes à rester ouvertes, facilitant ainsi le processus naturel de la respiration. La pression de l’air varie en fonction des patients, et sera déterminée par le docteur ayant effectué votre étude du sommeil.

Au lieu de ce traitement, des dispositifs oraux peuvent être recommandés. Il s’agit de la forme de traitement la moins chère et qui consiste en des dispositifs qui maintiennent la mâchoire ou la langue dans une position fixe, et empêchent la langue de glisser au fond de la gorge pendant le relâchement des muscles.

Le traitement définitif contre l’apnée obstructive du sommeil est la chirurgie, une étape qui peut complètement éliminer ce trouble chez les patients. Il existe de nombreuses formes de chirurgies basées sur les causes de l’apnée obstructive du sommeil, et certaines de ces options chirurgicales sont détaillées ci-dessous.

La chirurgie du nez est efficace pour ceux dont l’apnée obstructive du sommeil provient d’une obstruction ou d’une congestion du nez, qui peut être causée par la déviation du septum ou des allergies, entres autres. Cette chirurgie est le plus souvent destinée aux patients avec une carrure plus fine, qui sont minoritaires au sein des patients atteints d’apnée obstructive du sommeil.

Une chirurgie au laser ou les ondes de radiofréquence peuvent être utilisées pour réduire ou enlever certaines parties du palais mou.

Une amygdalectomie ou une adénoïdectomie peut augmenter la taille de la voie aérienne. C’est une procédure fréquente chez les enfants souffrant de l’apnée obstructive du sommeil.

Le repositionnement chirurgical de la mâchoire inférieure consiste à la positionner un peu plus en avant, empêchant ainsi la langue de glisser au fond de la gorge où elle bloque la circulation de l’air pendant le sommeil. Dans des cas plus sérieux, une procédure similaire à celle-ci, impliquant à la fois la mâchoire inférieure et la mâchoire supérieure, peut être tentée.

Si vous pensez que vous ou quelqu’un que vous connaissez souffre de l’apnée obstructive du sommeil, il est recommandé de ne pas minimiser ce syndrome, mais d’y prêter attention et de la faire diagnostiquer par un professionnel. Des mauvaises habitudes de sommeil peuvent avoir des effets néfastes sur tous les aspects de votre vie et pourraient être corrigées avec un minimum d’étapes et de procédures.

Narcolepsie

Qu’est la narcolepsie ?

La narcolepsie est un trouble neurologique chronique causé par l’incapacité du cerveau à réguler normalement les cycles de veille-sommeil. À différents moments de la journée, les personnes souffrant de narcolepsie ressentent une envie subite de dormir. Si l’envie devient trop forte, les patients s’endorment de quelques secondes à quelques minutes. Dans de rares cas, certaines personnes restent endormies pendant un heure ou plus.

Les épisodes de sommeil narcoleptique peuvent survenir à tout moment, et par conséquent ils se révèlent être profondément handicapants. Les personnes peuvent involontairement s’endormir sur leur lieu de travail ou à l’école, pendant qu’elles ont une conversation, jouent à un jeu, mangent un repas, ou plus dangereux, lorsqu’elles sont au volant d’une voiture ou lorsqu’elles manipulent d’autres machines potentiellement dangereuses. En plus de la somnolence la journée, trois autres symptômes principaux caractérisent fréquemment la narcolepsie : la cataplexie, ou la perte soudaine du tonus musculaire volontaire ; des hallucinations vives au début du sommeil et dès le réveil ; et des épisodes brefs de paralysie totale au début ou à la fin du sommeil.

Contrairement à l’opinion la plus répandue, les personnes souffrant de narcolepsie ne passent pas plus de temps à dormir que le font les dormeurs normaux. En plus des épisodes de sommeil involontaires et de la somnolence la journée, la plupart des patients se réveillent également souvent pendant la nuit. Pour ces raisons, la narcolepsie est considérée comme un trouble des limites normales entre les états de sommeil et de veille.

Pour la plupart des adultes, une nuit de sommeil normale dure environ 8 heures et est composée de quatre à six cycles de sommeil différents. Un cycle de sommeil est défini par un segment de sommeil non paradoxal suivi d’une période de sommeil paradoxal. Le segment non paradoxal peut être ensuite divisé en plusieurs phases en fonction de la taille et de la fréquence des ondes cérébrales. En revanche, le sommeil paradoxal est accompagné de mouvements rapides des yeux, d’une activité cérébrale brusquement plus élevée et d’une paralysie temporaire des muscles qui contrôlent la posture et les mouvements du corps. Lorsque que les sujets se réveillent, ils se souviennent plus souvent de leur rêve lorsqu’ils étaient dans un sommeil paradoxal que lorsqu’ils étaient dans un sommeil non paradoxal. Les transitions du sommeil non paradoxal au sommeil paradoxal sont régies par des interactions au sein de groupes de neurones (cellules nerveuses) dans certaines parties du cerveau.

Les scientifiques croient à présent que la narcolepsie provient de processus morbides affectant les mécanismes du cerveau qui régulent le sommeil paradoxal. Pour les dormeurs normaux, le cycle de sommeil dure généralement de 100 à 110 minutes, débutant avec un sommeil non paradoxal et passant ensuite au sommeil paradoxal après 80 à 100 minutes. Mais, les personnes souffrant de narcolepsie rentrent fréquemment dans un sommeil paradoxal quelques minutes après s’être endormies.

Qui souffre de narcolepsie ?

La narcolepsie n’est pas rare, mais elle est un état médical sous-reconnu et sous-diagnostiqué. Selon les estimations actuelles, le trouble affecte un Américain sur 2 000, soit plus de 135 000 personnes. Après l’apnée du sommeil obstructive et le syndrome des jambes sans repos, la narcolepsie est le troisièmement trouble du sommeil primaire le plus fréquemment diagnostiqué chez les patients à la recherche de traitement dans les cliniques du sommeil. Mais sa prévalence exacte reste incertaine, et il est possible que le trouble affecte un segment plus large de la population que ce qui est actuellement estimé.

La narcolepsie est présente à travers le monde dans les différents groupes ethniques et raciaux, affectant les hommes et les femmes de manière égale. Mais, sa prévalence varie au sein des populations. Comparé à la population américaine, par exemple, sa prévalence est moins élevée en Israël (environ une personne sur 500 000) et considérablement plus élevée au Japon (environ une personne sur 600).

La plupart des cas de narcolepsie sont sporadiques, c’est-à-dire que le trouble se produit de manière indépendante chez les individus sans preuve évidente qu’il puisse être hérité. Néanmoins, le trouble peut également se développer au sein de familles. Plus de 10 pourcents des patients souffrant de narcolepsie et de cataplexie rapportent qu’ils ont un proche parent soufrant des mêmes symptômes. Les facteurs génétiques seuls ne suffisent pas à causer la narcolepsie. D’autres facteurs tels qu’une infection, un dysfonctionnement du système immunitaire, un traumatisme, des changements hormonaux, le stress, peuvent également être présents avant le développement de la maladie. Par conséquent, bien que les parents proches de personnes souffrant de narcolepsie ont d’après les statistiques un risque plus élevé de développer ce trouble que les autres membres de la population générale, ce risque reste faible comparé au maladies qui ont une origine purement génétique.

* L’apnée du sommeil obstructive est un arrêt temporaire de la respiration qui se produit à plusieurs reprises pendant le sommeil et qui est causé par un rétrécissement des voies aériennes. Le syndrome des jambes sans repos est un trouble neurologique caractérisé par des sensations désagréables de brûlures, de glissement, de tiraillement dans les jambes et une envie incontrôlable de bouger au repos.

Quels sont les symptômes ?

Les personnes souffrant de narcolepsie sont confrontés à des schémas individualisés de troubles du sommeil paradoxal qui ont tendance à débuter subitement et peuvent changer profondément avec le temps. Le symptôme principal le plus courant, autre que la somnolence excessive la journée, est le cataplexie qui survient chez environ 70 pourcents des patients. La paralysie du sommeil et les hallucinations sont quelque peu moins répandues. Seulement 10 à 25 pourcents des patients, cependant, présentent ces quatre symptômes principaux au cours de leur maladie.

Somnolence excessive la journée

La somnolence excessive la journée, le symptôme le plus répandu chez la plupart des patients, est généralement le premier signe clinique apparent. En général, la somnolence excessive la journée interfère avec les activités quotidiennes normales, que les patients aient un nombre d’heures de sommeil suffisant ou non. Les personnes souffrant de somnolence excessive la journée la décrivent comme un sentiment persistant de trouble mental, un manque d’énergie, le sentiment d’être déprimé, ou un épuisement extrême. Beaucoup trouvent qu’ils ont d’énormes difficultés à rester concentrés lorsqu’il sont sur leur lieu de travail ou à l’école. Certains sont confrontés à des trous de mémoire. Beaucoup trouvent qu’il est quasiment impossible de rester alerte dans des situations passives, par exemple lorsqu’ils assistent à des conférences ou lorsqu’ils regardent la télévision. Les personnes ont tendance à se réveiller de leurs sommeils inévitables avec le sentiment d’être reposées et rapportent que leur somnolence et leur fatigue sont ensuite apaisées pendant une heure ou deux.

Les épisodes de sommeil involontaires sont parfois très brefs, durant pas plus de quelques secondes. 40 pourcents des personnes soufrant de narcolepsie sont enclines aux comportements automatiques pendant ces « micro-sommeils ». Elles s’endorment pendant quelques secondes pendant qu’elles sont en train d’accomplir une tâche et continuent à accomplir celles-ci après leur réveil sans qu’il y’ait eu une quelconque interruption. Ces épisodes surviennent généralement lors d’activités qui sont habituelles ou comme une « seconde nature » pour les personnes, comme prendre des notes en cours, taper à l’ordinateur, ou conduire. Les personnes ne peuvent pas se souvenir de leurs actions, et leur performance est toujours affectée lors d’un micro-sommeil. Leur écriture peut, par exemple, dégénérer en un gribouillage incompréhensible, ou elles peuvent ranger des objets à des endroits étranges et ensuite oublier où elles les ont déposés. Si un épisode se produit pendant que la personne conduit, les patients peuvent se perdre ou avoir un accident.

Les effets secondaires de la luminothérapie

Les effets secondaires potentiels de la luminothérapie sont rares et comprennent le plus souvent la nervosité, une sensation de fatigue oculaire et des maux de tête.

La luminothérapie, comme pour les médications d’antidépresseurs, provoquera parfois chez les patients un passage dans une phase maniaque pendant laquelle ils peuvent avoir des difficultés de sommeil, ou devenir impatients et irritables, et se sentir »speed » ou euphoriques (Terman & Terman, 1999).

Selon Kogan & Guilford (1998), les effets secondaires les plus répandus sont les maux de tête et les problèmes oculaires ou visuels. Dans leur étude, presque tous les effets secondaires étaient bénins, éphémères, et n’interféraient pas avec le traitement. Cependant, ils recommandent aux personnes prenant certaines médications comme le lithium, des antidépresseurs tricycliques et des neuroleptiques ainsi qu’aux personnes atteintes de diabète ou de dégénération maculaire d’être suivis par un ophtalmologue.

Un des symptômes du TAS et du TAS subsyndromique est que l’individu peut vivre une période de manie au printemps et en automne. Ils sentiront le fait que tout est possible et auront apparemment une quantité illimitée d’énergie. Ce sont ces individus qui sont le plus enclin à la manie, étant un effet secondaire de la luminothérapie, et devront réduire leur durée d’exposition en conséquence.

Un débat a eu lieu pour savoir s’il peut y avoir des effets rétiniens sur le long terme, associés à la luminothérapie, mais personne ne s’est posé la question lorsque les lumières avec un filtrage convenable des UV sont utilisés (Lee et al, 1998).

Certains des effets secondaires les plus communs de la luminothérapie surviennent quelques heures après la fin du traitement et disparaissent en général tous après plusieurs expositions. Si, après quatre jours, l’irritation persiste ou empire, l’individu devra s’installer un peu plus loin de la lampe de luminothérapie, réduisant l’exposition.

Il faudrait noter que les effets secondaires de la luminothérapie ne sont pas dangereux et sont minimes par rapport aux effets désagréables des antidépresseurs (Terman & Terman, 1999). On a constaté que les gens ont leur propre seuil de tolérance à la luminothérapie, et doivent le déterminer et s’y tenir pendant le traitement. Parce que cette forme de traitement est assez nouvelle, beaucoup de médecins recommandent un examen oculaire de référence et un suivi annuel (Smyth, 1990).

Si une personne présente un problème de peau ou un problème oculaire, causé par la lumière vive, elle devra consulter un médecin avant de s’engager dans une luminothérapie. Si une personne souffre de troubles tels qu’un glaucome, une cataracte, un détachement rétinien, une rétinopathie, elle ne devra pas suivre le traitement. La lumière vive pourrait aggraver le problème oculaire ou provoquer une éruption cutanée pour un problème de peau. Si une personne souffre d’hypertension, de diabète ou présente un antécédent de problèmes oculaires dans la famille, elle devra obtenir un avis médical avant de commencer la luminothérapie (Lam & Levitt, 1999).

Il a été démontré que la luminothérapie est une thérapie non envahissante et réussie sans effets secondaires importants, positive dans de nombreux domaines de nos vies. En effet, une étude canadienne a révélé des améliorations dans la réussite scolaire, la présence et les taux de croissance dans des classes dont les enfants ont suivi un traitement par lumière vive.

Ceci a aussi montré une diminution du nombre de caries dentaires.

Une autre étude à l’université de Cornell a montré que travailler sous un éclairage vif aidait à réduire la fatigue de perception. Les implications positives et les applications de la luminothérapie viennent tout juste d’être reconnues ; il est évident que dans l’avenir nous aurons besoin de réétudier la manière d’utiliser l’éclairage dans nos écoles, lieux de travail, hôpitaux et habitations.